LE MYSTERE DU NOMBRE 7

Tous les nombres naissent de la division du 1. Ainsi, de la rupture de l’unité naissent tous les autres nombres.

BREVE SYMBOLIQUE DES NOMBRES

Le 1 dans l’ancien Orient symbolise l’universalité, le tout, l’unité. De la rupture du 1 naît le 2 qui est la dissolution de l’unité, Le 2 c’est la dualité. Le 3 dépasse la dualité. Il apporte une dynamique nouvelle, synonyme de nouveauté. Toutes bonne choses vont par trois. C’est aussi le symbole d’un être supérieur, celui de la trinité. Le 4, dans les civilisations antiques, est associé à la structure du monde, à ce qui est terrestre, aux quatre points cardinaux. Il symbolise aussi les 4 éléments terre eau, air, feu qui sont considérés comme les quatre éléments constitutifs de tout corps.

Le 5 symbolise l’homme débout représenté par l’étoile à 5 branches. Le 6 est le double du 3, c’est le nombre de l’initiation, de la responsabilité. C’est le croisement du ciel et de la terre dans l’étoile de David ou sceau de Salomon. Le 7 est la fusion du trois et du quatre, du divin et du terrestre.

NOMBRES ET RYTHMES

Tout est nombre et  rythme dans l’univers. Lorsque nous jouons par exemple de la musique, on voit la nature et la qualité des nombres dans le battement des mesures. Avec le 2 on va dans une direction de haut en bas, d’avant en arrière, de gauche à droite. On a deux éléments qui alternent.  on a un mouvement de balancier. Si on ajoute le 3, on part de l’effet de balancier à un rythme circulaire. Plus on accélère le rythme avec la mesure a trois temps, plus il va s’arrondir. C’est  le rythme de la valse. Peut importe ce qu’on joue, un rythme a trois temps est toujours circulaire.

Avec le nombre quatre. c’est l’association de deux et deux, on entre dans le rythme gauche-droite, haut-bas. Regardez un chef d’orchestre diriger, le mouvement va de haut en bas et de gauche à droite, c’est toujours deux et deux. Cela forme un ensemble différent du deux. C’est un rythme beaucoup plus stable, Le 4, c’est comme les roues d’une voiture, les quatre angles d’une maison. Dans beaucoup de cultures, ce nombre est associé à la matière, à la terre. Tandis que le 3 est associé au mouvement circulaire et symbolise tout ce qui est spirituel, l’au- delà, l’esprit.

LE NOMBRE 7 DEPUIS L’ANTIQUITE

Le 7, qui est le nombre dont nous allons parler dans cet article, met en relation le 4 qui symbolise la Matière, la Terre, et le 3  qui symbolise le Ciel, l’Esprit. Il donne un rythme assez particulier en musique.

Dans l’Égypte antique, le 7 est la réunion des forces spirituelles et terrestres. Les nombres 3, 4 et 7 vont jouer un rôle déterminant dans la construction de la grande pyramide d’Egypte. Construite sur une base carré et pointant vers le ciel en triangle, elle symbolise la communion entre le ciel et la terre. Le 7 est le nombre le plus fort, car c’est le nombre de la transcendance et le plus ancien des symboles de la grande civilisation égyptienne.

Au pays de Canaan, le nombre 7 joue un rôle important dans les populations cananéennes de la Mésopotamie. Il occupe une place centrale dans la tradition juive et dans la Torah. Par exemple dans le livre de Josué, lors de la prise de Jéricho par les Israélites au début de la conquête de la Terre Promise, pour effondrer les murs de Jéricho, Dieu ordonne à Josué de choisir 7 sacrificateurs, qui vont sonner 7 trompettes pendant la marche, et de faire une fois le tour de la ville pendant 7 jours, et 7 fois le tour de la ville le 7è jour.

C’est un moment crucial pour la prise de Canaan. La conquête de cette ville est une guerre sainte menée par Dieu Lui-même. Ce n’est pas une conquête du peuple a proprement parler. Dans ce cas d’espèce, le nombre 7 représente ici le nombre saint, celui qui est associé à Dieu et relie la terre au ciel. Et les Israélites conduits pas Josué devaient suivre ce que Dieu avait ordonné, il devaient obéir à la volonté divine, volonté qui se traduisait par l’exécution de rites dans un rythme précis à 7 temps, en faisant 7 fois le tour de la ville.
Il y a ici une dimension magique du pouvoir des nombres dans ce fait de faire sept fois le tour de la ville.

A l’époque ou est écrit l’Ancien Testament, soit entre 800 et 200 ans avant Jésus-Christ, la ville de Jérusalem était une ville traversée par une route commerciale. C’était une ville d’échange des marchandises, de savoirs et le peuple juif a recueilli et adopté de nombreuses traditions séculaires venus d’Égypte et de Mésopotamie. La pensée juive s’inspire alors de la très ancienne magie des nombres et de la pensée des philosophes grecques. Ces philosophes d’antan n’essayaient pas seulement de poser les bases des mathématiques modernes, mais ils tentaient aussi d’expliquer le monde à partir des nombres.

LE NOMBRE 7 ET SCIENCES

Au tout début de la science moderne, lorsque les Grecs de l’antiquité essayaient d’expliquer et d’appréhender le monde par les nombres, la science et la religion n’étaient pas dissociés. Au même titre que la science, la religion était là pour expliquer le monde, pour lui donner sens. A l’époque, les Grecs ne disposaient que d’un système de signes. Il n’avaient pas les chiffres 1 2 3. qui proviennent de l’Arabe, tels que nous les connaissons et les écrivons aujourd’hui. Des scientifiques, tels que Pythagore, utilisaient des lettres de l’alphabet pour écrire les nombres, et faire leur calculs à partir de ces lettres . Au moyen de ces signes, on pouvait exprimer tout ce qui est, tout type de pensée ou de raisonnement.

En poussant leurs recherches dans la science des nombres, les pythagoriciens ont découvert qu’en divisant le nombre 1 par 7, il trouvaient un nombre irrationnel bizarre : 0,142857142857… une suite infinie de nombres. Une fois encore le nombre 7 démontrait son caractère unique et insaisissable. C’est le nombre de prédilection des civilisations antiques. On parle des 7 merveilles du monde, des 7 branches du chandelier, qui diffuse l’énergie éternelle qui symbolise l’illumination, l’abondance et la perfection.

Le 7 est le nombre du temps, il détermine encore dans la bible des rythmes qui régulent notre existence sur terre. Dans l’Ancien Testament, il apparaît pour la première fois comme le nombre du temps. Mais cette assimilation est antérieure à l ‘Ancien Testament, car les Babyloniens utilisait déjà ce nombre. Pour eux, le 7 recèle une forme de loi universelle, il représentait les 7 branches dans leur arbre de vie, leur monde aux 7 points cardinaux et leur cosmos, les 7 degrés, etc.

Dès 1800 avant Jésus-Christ, le 7 devient un nombre qui rythme le temps des fêtes babyloniennes. Les Juifs ont autrefois adopté ce calendrier pour leurs propres fêtes, soit 6 jours ouvrés et 1 septième jour consacré à Dieu. La semaine de sept jours est ainsi consignée dans l’Ancien Testament où le 7è jour est consacré à Dieu dans la Genèse. C’est avec le nombre 7 que vient la sanctification et c’est le jour que Dieu a choisi pour bénir son peuple.

Les Juifs considèrent le 7è jour comme le jour pour célébrer le sabbat. C’est un jour chômé et dédié à la sainteté ; c’est comme une occasion d’approcher un monde de perfection à venir ; c’est le jour où la vie normale s’arrête et où on vaque à la spiritualité. C’est un jour consacré a la famille, on mange, on chante et on étudie la Torah.

L’humanité entière à adopté et s’est aligné sur le rythme de 6 jours ouvrés et 1 jour de repos introduit par le Judaïsme. En effet, l’homme a besoin de faire une pause dans la semaine pour repartir dans un nouveau cycle hebdomadaire qui lui permet d’évoluer. Ces pauses hebdomadaires sont des points d’articulation qui nous permettent de nous poser sur une base, sur un temps et un rythme. A chacun donc son rythme pour se poser, car le corps en a besoin.

Le nombre 7 détermine donc un rythme de vie d’abord propre aux Juifs ; puis au Moyen Age, l’église catholique romaine adopte ce nombre et introduit en Europe la semaine de 7 jours; elle célèbre alors les 7 joies et les 7 douleurs de la Vierge Marie, les 7 sacrements, les 7 vertus, parle des 7 péchés capitaux, etc.

Le diable est le seul qui n’aime pas le chiffre 7. Dans un texte du Moyen Age, il est écrit que le diable est l’ennemi du 7, car les 7 sacrements ont pour but d’éloigner le diable ; on a aussi le cas de la femme possédée par 7 démons que Jésus a délivré, et les 7 dons du Saint Esprit qui résiste au diable. C’est normal qu’il déteste ce nombre.

Dans la construction des cathédrales, les bâtisseurs ont eux aussi misé sur la symbolique des nombre, en se basant sur les nombres 3, 4 et 7 pour les construire . Nous avons l’exemple de la cathédrale de Freiburg en Allemagne construite au moyen age, où le symbolisme de la rencontre du 4 et 3 , de la rencontre de l’homme et de Dieu est assez présente.

Le 7 est aussi présent dans la prière du « Notre Père ». Nous y avons la combinaison du 3 et du 4. Les 3 premières demandes se rapportent à Dieu et les 4 autres se rapportent à l’homme.

Le nombre, le rythme et la musique sont des clés d’accès au monde métaphysique. En mathématique et en musique, les nombres forts que sont les nombres premiers : 1 -3 -5-7- 11 sont une suite de nombres avec lesquels on peut faire d’autres notes et sons.

La magie du 7 opère dans tout ce que nous faisons aujourd’hui, sans même nous en rendre compte. Que ce soit dans les tragédies antiques, les clips, les vidéos, dans notre croissance, tout est régi par le nombre 7. Les cycles du corps humain sont marqués par le nombre 7. En effet, notre hormone de croissance est la seule hormone qui est secrétée 7 fois par jour. Même certaines des maladies qui nous atteignent ont aussi un cycle de 7 jours. Le cycle menstruel féminin est de 28 jours, soit,
soit 4 fois 7 jours.

Le nombre 7 intervient même dans notre capacité à dénombrer et à quantifier les choses. Nous pouvons visualiser une quantité inférieur à 7 ; au delà, nous avons besoin de compter.

La vie humaine est divisée en tranches de 7 âges. Par exemple, un enfant de 7 ans jouis d’une capacité de vie restreinte, à 14 ans, il peut choisir sa confession religieuse, et a 21 ans il atteint la majorité pour assumer ses actes.

Même la nature et la végétation fonctionne selon la loi des nombres. Les pétales de la plupart des fleurs sont au nombre de 3-5-8-13-21-34-55. C’est la suite de Fibonacci où chaque nombre est la somme des deux précédents. En lien avec le nombre d’or, cette suite de nombre permet de décrire les phénomènes de croissance chez l’homme et les animaux.

Comment se fait il que les formules mathématiques soient en adéquation avec le monde ? Selon les scientifiques, c’est parce que la connaissance du monde se fait par le biais de codes qu’on définit de façon abstraite par des nombres et des chiffres. La science fonctionne avec des nombres, car ce sont les éléments les plus précis dont l’homme dispose, bien que l’homme n’ait pas encore des explications de certains phénomènes naturelles.

MYSTERE SUR LA NATURE DES NOMBRES

La corrélation entre mathématique, nombre et le monde reste un mystère pour la science. Les nombres seraient t’ils l’essence de la création (Platon et Pythagore) , ou une simple expression du monde réel ? Existe il derrière ce monde du visible un ordre et une matrice qui relient les nombres au monde. Les nombres font-ils parti de la nature, ou sont ils des pures produits de l’esprit humain ? Autant de questions dont mêmes les philosophes ignorent encore la réponse, en ce qui concerne la véritable nature des nombres.

Quoi qu’il en soit, toute notre vie est régie par les nombres. C’est grâce à eux que l’on peut maîtriser les forces de la nature. L’homme structure son monde par des modèles de formes et des figures. Cela lui permet de créer des repères dans l’inexplicable, de créer des polarités pour se diriger.

Les nombres ne sont pas simplement des nombres. L’étymologie même du mot « nombre » dans la langue germanique signifie « raconter ». On pourrait donc dire que les nombres sont des éléments qui racontent le monde. Comme disait un scientifique, « ce qu’on veut chercher à décrire, c’est la réalité de notre existence dans ce monde. Les nombres sont là pour nous aider à structurer nos actes. Ce  sont les instruments de notre rapport au réel. Les nombres servent à nous connaître, à appréhender notre monde et à maîtriser notre existence. Le monde semble un désordre inexplicable qu’il faut organiser, et les nombres nous y aident. Les nombres ne sont ni à l’extérieur ni a l’intérieur de nous ; ils font parti du monde dans lequel nous agissons. »

Pour revenir au nombre 7, selon les anciens de l’antiquité, c’est le nombre puissant, proche de Dieu, dont on cherche la protection. Il éveille en nous certaines images. C’est le nombre de la complétude et de l’acheminement dans le temps. Il met l’homme à l’épreuve et le fait naviguer du monde terrestre au monde spirituel et irrationnel.

Le nombre 7 est encore aujourd’hui le nombre porte-bonheur pour beaucoup, et il continue de fasciner partout dans le monde les hommes qui espèrent qu’il va influer sur leurs destins.

 

Article inspiré d’un documentaire Arte sur le nombre 7

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rymadayle

Je suis Myriame Hepthtsiba. J'ai une formation en sociolinguistique et en Anglais. J'ai une expérience de 25 ans dans l'enseignement de l'Anglais de spécialité, en particulier dans la formation des secrétaires bilingues. Le contact avec les autres, au cours de ma carrière professionnelle, m'a amené à m'intéresser à tout ce qui a trait aux sciences humaines pour comprendre les autres, afin de les aider au mieux de leurs capacités. Ma passion pour le développement personnel, ainsi que ma quête de spiritualité et le service dans des églises m'ont aussi permis de rassembler bien des outils. J’ai acquis de ce fait de l'expérience en matière de développement des compétences humaines et d'accompagnement de la personne, dans les moments clés de la vie. C'est cette expérience et ces trésors accumulés en moi que je viens ici partager avec vous.